Cécilia, Emilie, Garance, Jeanne, Robin et moi-même avons retrouvé à la gare du Mans à 7h30 Madame Roux, professeur de SVT au lycée Notre-Dame, qui emmenait avec elle 5 élèves de terminales.
Le distributeur de tickets de métro de la gare du Mans étant hors-service, nous avons perdu du temps en arrivant à Montparnasse en faisant la queue pour acheter des titres de transport. Ainsi nous sommes arrivés les derniers sur place. Nous avons été très bien accueillis, par des organisateurs souriants, dynamiques, efficaces, bienveillants qui nous ont remis badges et goodies. Un petit déjeuner copieux nous attendait. Nous avons tout de suite été interpellés par le fait que tout le monde s’exprimait en anglais.
Nous avons ensuite été dirigés vers une salle de conférence, où nous avons passé la majeure partie de la journée. Le bâtiment de l’Institut du cerveau est flambant neuf. Les installations sont de grande qualité. C’est un centre de recherche scientifique et médicale d’excellence, dédié à l’étude du cerveau et à la découverte de nouveaux traitements pour les maladies du système nerveux. Il accueille plus de 800 collaborateurs dont 80% de personnel scientifique, médical et paramédical, et 29 équipes de recherche, pour 45 nationalités. Douze plateaux technologiques dernier cri y sont répartis. Il n’y avait pas de visite proposé de l’ensemble du bâtiment, je ferai remonter cette demande pour l’an prochain. |
60 élèves, venus de toute la France, mais surtout de Paris, participaient à cette édition. Ce petit effectif s’explique par le fait que la compétition étant en anglais, beaucoup d’enseignants et d’élèves renoncent. Les ressources fournies sur le site tout au long de l’année, à partir desquelles les élèves peuvent travailler, sont également en anglais. De plus, l’organisateur m’expliquait qu’il avait du mal à trouver « le bon canal », les bons interlocuteurs pour toucher les lycées / collèges. Les quelques tentatives qu’il a faites auprès des académies se sont révélées infructueuses, ces dernières rechignant manifestement à communiquer sur un concours représentant des institutions avec lesquelles elle n’a pas de partenariat particulier. En effet, on est loin des formations proposées par l’académie, en termes de qualité et d’efficacité de l’organisation, des intervenants, de moyens engagés, de niveau des épreuves… Ainsi, en tant qu’enseignant comme en tant qu’élève, ce fut un privilège de découvrir de plus près le monde de la recherche au plus haut niveau. Pour rappel, la Pitié-Salpêtrière vient d’être classé 8e meilleur hôpital du monde par le magazine américain Newsweek.
I – Une matinée de quatre épreuves pour nos élèves
Un organisateur est venu présenter pendant quelques minutes, toujours en anglais, le déroulement de la journée, et a expliqué les règles pour chacune des quatre épreuves.
Le concours a ensuite débuté, avec 4 épreuves, séparées par une pause de quelques minutes. Nos élèves furent directement mis dans le bain. Un peu perplexes et intimidés au début, ils ont pris le parti de jouer le jeu, et ce jusqu’au bout. Mais je vous avoue que nous avons beaucoup ri. A plusieurs reprises face au niveau des questions, et face à des énoncés que, parfois, ils ne comprenaient même pas !, nous nous regardions en rigolant. Mais l’ambiance était vraiment simple et bon enfant.
< >1ère épreuve : 6 cas cliniques, chacun présentés sous forme d’une courte vidéo (2 min) d’interviews de malades ou de proches de malades, décrivant partiellement leur pathologie. Les élèves avaient ensuite, pour chaque cas, 7’30 pour poser un diagnostic et répondre à quelques questions sur la maladie, ainsi que pour choisir les tests diagnostiques les plus judicieux à réaliser. Parmi les 6 pathologies que vos enfants sont parvenus à deviner : Gilles de la Tourette, Parkinson, hydro-encéphalie…
2e épreuve : 20 qcm de connaissances sur le cerveau.
3e épreuve : 10 photos projetées de 10 structures anatomiques dans le cerveau (cervelet, cortex préfrontal, hypothalamus…), qu’ils devaient identifier, avec une question en plus portant sur chaque structure. Puis, l’épreuve « naufrage », 10 photos projetées de 10 structures histologiques montrant différents tissus que l’on trouve dans le cerveau. Le niveau était élevé et ce domaine était peu développé dans les ressources fournies sur le site. Beaucoup de réponses au hasard, voire des réponses de type « betterave » pour Garance, à propos d’une structure signalée en rouge. Nous, les enseignants nous étions relégués au fond de l’amphithéâtre. Nous riions sous cape, et avons été vraiment très fiers de nos élèves qui n’ont pas baissé les bras malgré le niveau !
4e épreuve : reconnaitre les différentes structures du cerveau à partir d’éléments de maquette posés sur des tables. Ils avaient le droit de rester 30 secondes devant l’élément à identifier, puis passaient au suivant. Virginie Le Guiel,
Professeur de SVT.